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La Volonté des PME - Janvier 2009
« La GPEC ? C’est réservé aux grandes entreprises », « je n’ai pas le temps de m’y intéresser », « c’est compliqué », « je n’ai pas de ressources en interne à mobiliser sur cette question »… Et pourtant, la GPEC présente un réel atout pour les petites et moyennes entreprises soucieuses de maintenir et de développer leur compétitivité.
GPEC : derrière le sigle, se déclinent une méthode, des moyens ajustables aux caractéristiques des TPE/PME et différents acteurs prêts à accompagner la mise en œuvre de cette démarche. Ainsi, un certain nombre de contraintes qui s’imposent à l’entreprise (mutations, concurrence, productivité…) peuvent être surmontées avec la GPEC.
Examiner le présent pour préparer l’avenir : la GPEC consiste à anticiper des évolutions (économiques, techniques, démographiques, concurrentielles…) et les besoins qui en résultent en ajustant les emplois et les compétences des salariés. Une démarche indispensable dans les TPE/PME où les collaborateurs sont plus difficilement interchangeables que dans les grandes entreprises et où les compétences constituent un rouage essentiel de l’activité de l’entreprise et de son dynamisme.
La GPEC se décline en quatre temps :
Un exemple ? L’entreprise subit une concurrence intense et mise sur la qualité de ses produits pour se démarquer de ses concurrents. Or des salariés approchent de l’âge de la retraite. L’entreprise se donne pour objectif de préserver les savoir-faire. Elle doit donc, avant toute action, mettre en évidence un certain nombre d’éléments :
C’est au regard des réponses obtenues que des solutions adaptées vont être mobilisées.
Bien clarifier les objectifs de l’entreprise : pour réaliser cette première étape, il faut répondre à quelques questions-clés portant sur l’environnement de l’entreprise (quelles sont les particularités du secteur d’activité, quelles sont les opportunités de développement, les évolutions qui l’affectent ?), ses projets (développement de nouveaux produits, modernisation des machines, cession d’activités…), les caractéristiques des équipes (catégorie socio-professionnelle, âge, ancienneté moyenne…).
Deuxième temps : poser un diagnostic des emplois et des compétences. Comment ? Par exemple en examinant les documents disponibles dans l’entreprise (fiches de poste, organigramme, tableaux de bord…) ou en les élaborant avec l’aide des responsables hiérarchiques et des salariés eux-mêmes.
Obligatoirement organisé au moins tous les deux ans, l’entretien professionnel est un rendez-vous indispensable entre le salarié et l’employeur (ou le manager) qui permet de faire le point sur l’activité du salarié, les compétences mises en œuvre, ses besoins de formation, ses projets professionnels…
Régulièrement menés, bien outillés, les entretiens professionnels sont une précieuse source d’informations sur les compétences disponibles, celles mobilisables ou à développer. Bref, une aide à la décision à ne pas négliger !
Une fois le diagnostic posé et les besoins évalués, reste le choix des actions les plus pertinentes au regard de l’objectif visé (accroître la polyvalence, favoriser la montée en qualification, fidéliser, transmettre des savoir-faire, remplacer un salarié…).
Il peut s’agir par exemple de :
Obtenir des informations et des conseils méthodologiques sur la GPEC, accéder à des outils pointus (cartographie des métiers, référentiels de compétences…), bénéficier de l’expertise d’un consultant, intégrer un réseau d’entreprises pour une action GPEC commune… Les TPE/PME candidates à la GPEC ont accès à l’ensemble de ces services. Leurs interlocuteurs ?

Journal interprofessionnel d'informations d'économie générale des petites et moyennes entreprises.
Association pour la GEstion de la FOrmation des Salariés des Petites et Moyennes Entreprises